N°68 // Janvier 2012

Éditorial par Catherine Buyck

Traduire des diplômes en compétences : l’idée est séduisante, riche de perspectives. Plusieurs universités se sont lancées dans l'aventure. Et les résultats espérés sont multiples : aider des entreprises à recruter, des étudiants à construire leur parcours professionnel, des salariés du fameux « monde socio-économique » à reprendre une formation supérieure, ou des enseignants à redonner du sens à leurs cours… Mais la barre n’est-elle pas placée parfois un peu trop haut ? D’autant que de telles démarches ne sont pas sans provoquer de l’inquiétude, de la résistance, voire – et ce n’est pas le moindre mal – de l’indifférence…
Bien sûr, la démarche compétences n’est qu’un outil. Ses résultats se révèlent inégaux et difficiles à quantifier. Mais ce que montre l’étude des quelques expériences en cours, c’est que la mobilisation collective d’une communauté universitaire pour rendre concrètement lisibles ses enseignements détient en elle-même certaines vertus, bien avant que ne soient finalisés les guides, fiches et autres référentiels... De quoi dépend la réussite de ces démarches compétences ? D’un portage politique fort et d’une participation des enseignants sincère, fût-ce au prix de vifs débats. Si la démarche compétences n’est qu’un outil – pas le seul, pas toujours le plus adapté –, elle sert une belle politique : le dialogue entre universités et entreprises.
 




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  • 2012 les universités face à leur budget