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Pour l'inspection générale, l'efficacité du plan réussite en licence reste à prouver

Publié le 12 novembre 2010, Modifié le 24 novembre 2010 Par Florianne Finet

L'université Jules Verne, à Amiens (Picardie) fait partie de celles qui ont été inspectées par l'Igaenr.

Les mots sont soigneusement pesés, mais le constat est clair. Les universités, et en leur sein les UFR, ont mis en place de manière « inégale » le plan pour la réussite en licence. En cause : un cadrage stratégique aléatoire et une efficacité dans la lutte contre l’échec incertaine. Seuls 25 à 50 % des crédits destinés à financer le plan ont réellement servi à sa mise en œuvre, affirme l’Igaenr, dans un bilan d’étape révélé fin octobre (1). Certains établissement ont en effet utilisé une partie des fonds pour le budget général de l’établissement.

Retards et avancées. Parmi les retards, les inspecteurs citent l’objectif de 5 heures supplémentaires d’enseignement en L1, qui n’est pas atteint, la réduction de la taille des groupes et les réorientations, qui restent marginales, ou encore le contrôle continu, loin d’être généralisé. En revanche, les formations transversales ou professionnalisantes (en langue, méthodologie, informatique…) se sont développées en L1, tout comme les enseignants référents. Ces derniers sont notamment chargés de suivre les étudiants en difficulté et de faciliter les réorientations. Autre élément positif du bilan, l’accès aux ressources numériques, désormais garanti.

Faible implication des enseignants-chercheurs. Pour expliquer ce bilan en demi-teinte, l’inspection générale pointe la faible implication des enseignants-chercheurs.
Évalués sur la recherche, ces derniers sont souvent peu motivés par ces aspects de la formation des étudiants. Et les étudiants semblent surtout intéressés par les actions valorisées par des crédits ECTS ou des bonus. L’inspection préconise donc de mettre en place une véritable stratégie d'établissement et de cibler les étudiants les plus en difficulté, afin de faire baisser le taux d’échec en licence. Mais encore faut-il que les universités développent des indicateurs fins et solides pour en mesurer les effets.

(1) Onze universités ont été inspectées : Aix-Marseille 2 Méditerranée, Amiens Picardie Jules Verne, Avignon et Pays-du-Vaucluse, Caen, La Rochelle, Lyon 2 Lumière, Nice Sophia Antipolis, Paris 1 Panthéon Sorbonne, Paris 13 Nord, Pau et Pays-de-l'Adour, Rouen.


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