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Nouvelle querelle entre l’Aeres et la Commission des titres d’ingénieurs à propos de leur champ de compétences

Publié le 14 janvier 2011 Par Florianne Finet

C’est dans la plus grande des discrétions, à quelques jours des vacances scolaires de Noël, que l’Aeres (agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) a mis en ligne un rapport ultra sensible sur la formation universitaire des ingénieurs. Ce document propose en effet de créer à la fois un référentiel pour ces cursus et un label « master en ingénierie », afin d’améliorer la lisibilité de ces formations auprès des recruteurs et des étudiants.

Colère de la CTI. Deux éléments qui pourraient concurrencer le système actuel d’habilitation de la Commission des titres d’ingénieurs. Considérant que l’agence d’évaluation cherchait une nouvelle fois à contourner la CTI, le lobby des ingénieurs n’a pas tardé à réagir. Pour la Cdefi(Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs), l’Aeres n’a aucune légitimité à habiliter les formations, son rôle étant simplement de l’évaluer l’offre existante. Cette dernière semble ignorer que le modèle « prépa + école » n’est plus dominant, déplore également la CTI, qui souligne que la moitié des étudiants ingénieurs n’ont pas suivi ce chemin. Valérie Pécresse, de son côté, a été claire : « Je ne vois pas l'opportunité de créer des masters d'ingénieurs au sein de l'université ».

Division. La CGE (Conférence des grandes écoles) craint de son côté que cette proposition de label ne conduise à une division entre acteurs de l’enseignement supérieur, à l’heure du rapprochement universités-écoles. Le passage au contrat quinquennal entre les établissements et l'État devait permettre de relancer le rapprochement entre les deux institutions. Ce processus risque d'attendre encore un peu...

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