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Le chantier de la licence, priorité 2011 de Valérie Pécresse

Publié le 4 février 2011 Par Florianne Finet

Une idée ambitieuse à réaliser dans un calendrier serré. Voici résumées les contraintes qui pèsent sur la mise en œuvre de l’étape 2 du plan licence, annoncée à la mi-décembre par Valérie Pécresse. En effet, il ne reste plus que quelques mois pour mener à bien la réforme du cursus d’ici la rentrée prochaine. Ce plan a notamment pour but de favoriser l’insertion professionnelle de ces diplômés de licence générale, alors que l’emploi des jeunes est l’une des priorités du gouvernement pour l’année 2011.
Accent sur la professionnalisation. La première année de licence pourrait être une « année portail », avec des cours de culture générale et de soutien, la seconde année comprendrait un semestre de professionnalisation, tandis que la L3 serait l’année de la spécialisation et celle du choix entre poursuite d’études et orientation professionnelle. Une architecture construite à partir des propositions du rapport Aghion sur l'excellence universitaire rendu public en juillet 2010. L'économiste préconisait la mise en place de collèges universitaires par grand domaine permettant une spécialisation progressive. Des référentiels de formation doivent également être élaborés avec la communauté universitaire. Le but : définir les compétences acquises par les étudiants au cours de leur cursus d’études.
Des universitaires partagés. L’idée de mettre en place un semestre de professionnalisation en L2 et des référentiels par domaine a reçu un accueil favorable de la part de plusieurs organisations syndicales rencontrées par la ministre (CFDT, CFTC, CGPME). Du côté des universitaires, les réactions sont partagées. « Afficher l'objectif de 50 % d'une classe d'âge au niveau bac + 3 n'a pas de sens en soi, car on ne décrète pas un taux de réussite », affirme Paul-Henri Antonmattéi, président de la Conférence des doyens des facultés de droit. Même réserve concernant les débouchés en licence de la part du président de la Conférence des UFR scientifiques pour qui l’essentiel des emplois se situent à bac + 5 dans ce domaine. Pour Alain Trouillet, « il est temps de remettre de la cohérence dans le cycle licence, car le schéma LMD a été mis en place très rapidement à partir de 2002 et a perdu en lisibilité ». L’Unef insiste, elle, sur la nécessité d’un cadrage règlementaire contraignant sur les intitulés des diplômes et les volumes horaires.
Comité de pilotage. Le comité de suivi de la licence devrait faire partie du comité de pilotage chargé d'organiser la réécriture de l'arrêté licence de 2002. En revanche, pas un mot de la ministre pour l'instant sur l'articulation de ces « nouvelles » licences générales avec les licences professionnelles.

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