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La CPU appelle à une « révolution pédagogique » pour revaloriser la licence

Publié le 20 mai 2011, Modifié le 15 juin 2011 Par Florianne Finet

« Une révolution pédagogique ». C’est l’un des axes phares proposés par la CPU (Conférence des présidents d'université) pour améliorer l’attractivité de la licence, à l’issue de son colloque annuel, qui s'est déroulé à Toulouse, du 11 au 13 mai. Un colloque qualifié d’« historique » et de « fondamental » par la CPU, qui appelle maintenant à une refondation de la licence.

Ambition et exigence. « Nous voulons accorder aux formations de licence le même niveau d'ambition et d'exigence qu’aux laboratoires de recherche », explique Louis Vogel, son président. Concrètement, cela doit passer par le développement des mêmes fonctions de soutien aux formations que pour la recherche et par la constitution d’équipes pédagogiques, à l’instar des équipes de laboratoire. Cette dernière mesure est évoquée depuis plusieurs années par les acteurs universitaires et prévue par le dispositif LMD et le plan réussite en licence, mais peine à être mise en place. Consciente de la nécessité d'impliquer les enseignants-chercheurs dans la réforme, la CPU demande aux universités et à l'État de mieux reconnaître et valoriser les activités pédagogiques. Elle défend par exemple la création d’une prime d’excellence pédagogique, idée déjà avancée au moment du chantier « carrière » et de la réforme du statut d'enseignant-chercheur.

Coopération lycée-université. Deuxième mesure phare de la CPU : mettre en place un continuum bac - 3/bac + 3, c’est-à-dire améliorer la coopération entre lycée et université. Pour réduire l'échec en licence, l’orientation pourrait être transformée en une auto-évaluation des élèves, une sorte de bilan de compétences, depuis la seconde jusqu'au diplôme de licence, suggère Louis Vogel, qui insiste sur la participation – inédite – de proviseurs lors de ce colloque. Un des enjeux étant de mieux orienter les bacheliers technologiques et professionnels qui choisissent des voies générales mais qui se retrouvent souvent en situation d'échec.

Développement des passerelles. Pour que les étudiants soient réellement « coacteurs de leur parcours », l'orientation active doit s’accompagner d’un développement des passerelles entre filières et leur permettre de capitaliser tous leurs acquis. Les étudiants doivent également être « associés à toutes les évaluations des enseignements, des formations et de la qualité de la vie étudiante ». Une étape indispensable pour améliorer la réussite de tous en licence.


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