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L1 santé : la Fage propose un référentiel national des passerelles pour limiter le "gâchis humain" en 1re année

Publié le 17 juin 2011 Par Florianne Finet

Pour lutter contre l’échec en L1, l’université Pierre-et-Marie-Curie envisage de remplacer
la Paces par une licence santé-sciences-droit-humanité.

Créer un référentiel national des offres de passerelle, la solution pour limiter le « gâchis humain » en première année de médecine ? C’est en tout cas la proposition de la Fage, à l’occasion d’un premier bilan de la Paces (première année commune aux études de santé) réalisé fin mai avec ses associations monodisciplinaires (Fnek, Anemf, Anept, UNECD) (1).

Des passerelles lisibles. Une des principales mesures de cette réforme, mise en place à la rentrée 2010, est de permettre aux étudiants en difficulté de se réorienter dès la fin du premier semestre. Actuellement, seul un quart des étudiants inscrits en 1re année de santé réussit le concours en moyenne, après une ou deux tentatives. Ce référentiel national pourrait consister en un recueil général des différentes dispositifs de réorientation vers des L2 staps, droit, économie, les filières paramédicales,… à adapter en fonction des spécificités locales. L’objectif : améliorer la lisibilité de ces passerelles auprès des étudiants et favoriser la diffusion de ces bonnes pratiques entre universités. L’université de Bretagne-Occidentale (UBO) est l’un des établissements les plus avancés en la matière. Pour faciliter les réorientations après le concours de décembre, il faudrait également alléger le programme du premier semestre, estime la Fage.

Licence pluridisciplinaire. Pour lutter contre l’échec en L1, l’université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC) envisage de mettre en place un projet innovant, en remplaçant la Paces par une licence santé-sciences-droit-humanité. À la fin de cette L1, les étudiants qui n’auraient pas eu le concours pourraient retenter leur chance dans une L2 également pluridisciplinaire, et poursuivre directement en L3, en fonction des matières choisies précédemment.

Priorité à la pédagogie. Autre mesure demandée par les étudiants en santé, l’instauration d’un quota de 30 % d'enseignements dirigés et la création de groupes de TD de 35 personnes maximum. « Cette première année ne doit pas se cantonner à une année de sélection. Elle doit être centrée sur l’étudiant et permettre d’acquérir une base de connaissances utiles », insistent les représentants des étudiants. Les crédits du plan réussite en licence pourraient servir à les financer. Des mesures de bon ton à l’heure où la CPU appelle à une « révolution pédagogique » en licence, mais qui semblent difficilement réalisables tant que le numerus clausus sera maintenu.
 

(1) L'enquête sur la mise en œuvre de la Paces a été menée par l'Anemf (Association nationale des étudiants en médecine de France), l'Anepf (Association nationale des étudiants en pharmacie), l'Anesf (Association nationale des étudiants en sage-femme), l'UNECD (Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire) et la Fnek (Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie). 27 des 38 universités proposant un cursus en santé ont participé à l'enquête.

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