Dossier

Les concours en question

Dossier du N°60, 8 avril 2011

On dit qu'ils sont les garants de la méritocratie républicaine. Ils fondent la légitimité des grandes écoles, tremplins vers les plus hautes fonctions de l'État. Mais leur faible ouverture sociale remet en question l'objectivité du mode de sélection privilégié en France. Car les concours comportent des biais – certains inhérents au concours lui-même, d'autres, sociaux, induits. À l'université, pas de concours. Mais pour continuer à attirer les meilleurs bacheliers, qui se détournent des cursus universitaires généralistes, les universités parient sur le développement de cursus sélectifs. Une sélection déguisée dont l'efficacité reste à prouver. Agnès van Zanten, sociologue de l'éducation, montre les avantages et les inconvénients de la « comprehensive review », qui permet aux universités américaines d'élite d'avoir un recrutement plus diversifié que celui de nos grandes écoles.




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