N°29 // Mai 2008

Éditorial par Théo Haberbusch

Dans ce numéro de mai de l’ORS vous ne lirez rien sur... 1968 ! Notre choix de ne pas « commémorer » n’est pas idéologique. Mai 68 a évidemment marqué l’histoire universitaire. Pour preuve : les projets de fusion d’universités ou les pôles de recherche et d’enseignement supérieur visent à faire collaborer davantage des établissements éclatés voilà 40 ans, à l’issue des « événements ».

En revanche, nous pensons que notre vocation de magazine professionnel est de lever le voile sur les sujets parfois oubliés par les autres médias. C’est pourquoi nous revenons dans ce numéro sur un autre anniversaire, celui du Pacte pour la recherche, qui fête ses deux ans.

ANR, AERES, PRES, tous ces sigles qui font désormais le quotidien des universités et des écoles trouvent leur origine dans la loi de programmation pour la recherche de 2006. À l’époque, beaucoup de promesses ont été faites. Qu’en est-il aujourd’hui de leur réalisation ? Pourquoi la loi LRU reprend-elle des engagements déjà formulés il y a deux ans ? Notre dossier, en faisant le bilan de la loi et de ses outils, montre que notre système n’a toujours pas atteint la lisibilité attendue.

L’ORS explore aussi le « marché » des enseignants-chercheurs que se disputent les écoles de management du monde entier. En France, les responsables des écoles auprès desquelles nous avons enquêté utilisent même le terme footballistique de « mercato » pour parler de la concurrence existante. Car les meilleurs enseignants-chercheurs sont indispensables à leur crédibilité internationale. Nous revenons donc en détail sur les stratégies mises en œuvre et surtout nous réalisons une comparaison édifiante avec les États-Unis, où les jeunes docteurs sont courtisés par les business schools à coup de salaires élevés et de conditions de vie attractives.

Bonne lecture !

Crédits de couverture : HEC, UPMC.




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