N°32 // Septembre 2008

Éditorial par Jean-Michel Catin

Un peu plus d’un an après le vote de la loi LRU, nous vous proposons un bilan complet de sa mise en œuvre sur le plan de la gouvernance. D’ores et déjà, contrairement à la loi de 1984, la mise en place des nouvelles structures, hormis peut-être pour les comités de sélection, s’est faite rapidement, dans les délais et sans anicroche particulière. Et, au 1er janvier 2009, une vingtaine d’universités vont officiellement acquérir de nouvelles compétences. Objectif ? Grâce à leur autonomie et à une gouvernance améliorée, pouvoir définir de réelles stratégies d’établissement.

Quelques chiffres publiés pendant le mois d’août pourraient justement accélérer des prises de conscience salutaires : les inscrits à l’université à la rentrée 2007 sont en baisse. Inquiétant, le nombre d’étudiants étrangers est en recul de 1,7 %. Si le cursus licence connaît une diminution importante (- 3,4 %), la tendance est la même en master et en doctorat.

L’attractivité de l’université française n’est donc plus simplement une question internationale : face aux classes prépas, aux écoles diverses, mais aussi aux IUT (en hausse) en leur sein, les universités doivent faire la preuve qu’elles peuvent offrir mieux aux étudiants. Car, dans le même temps, les effectifs des classes prépas augmentent, notamment en captant les meilleurs bacheliers. C’est l’objectif du plan licence dont nous suivrons pour nos lecteurs la mise en place.




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