N°33 // Octobre 2008
Il règne comme une atmosphère d’avant la bataille dans la recherche française. Les semaines à venir vont être décisives. Pour le CNRS d’abord, dont la réorganisation doit se préciser et – qui sait ? – mettre fin au « black-out » qui entoure aujourd’hui le sujet. L’Inserm aussi va jouer gros. Si tout se passe comme prévu, nous disposerons le mois prochain du rapport d’évaluation de l’Aeres sur l’organisme. Très attendu, il sera lu rue Descartes, mais aussi à l’Élysée. Et l’avis des experts pourrait peser lourd dans l’organisation future des instituts de l’Inserm… et du CNRS.
En France, l’avenir de la recherche passera sans aucun doute par les établissements retenus dans le cadre de l’opération Campus. L’initiative française est, en partie du moins, inspirée de la politique menée en Allemagne. Avec une différence notable : la France n’a pas affirmé haut et fort qu’elle se dirigeait vers une différenciation des établissements.
Et pourtant, avec l’autonomie, c’est sur les capacités de gestion des universités que les différences pourraient être les plus flagrantes. À ce sujet, nous retournons ce mois-ci à l’université de Nice. Pionnière dans la mise en place du mandat de gestion unique, elle fait face à la colère de certains directeurs de laboratoire.
Quant aux écoles, tandis que le projet de budget 2009 a été rendu public, elles cherchent de nouveaux moyens financiers pour résister à la concurrence internationale.
Enfin, retrouvez comme toujours nos fiches pratiques. En octobre, nous nous intéressons à l’accueil des étudiants handicapés. Et nous poursuivons notre série sur la loi LRU, en présentant les règles qui régissent les nouveaux comités techniques paritaires.
Bonne lecture !
Crédit de couverture : DKFZ et Universität Hohenheim.DOSSIER Comment l’Allemagne privilégie les meilleurs
Au sommaire du dossier
- Ce qu’a changé l’« exzellenzinitiative » en Allemagne
- 8 clés pour comprendre l’« exzellenzinitiative » allemande
- Allemagne : la course aux financements par projets
- DFG, l’agence de moyens pour la recherche allemande
- Christine Musselin : « En Allemagne, les établissement ont une marge de manœuvre sur les salaires »
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N°69 // février 2012
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2012
les universités face à leur budget
