N°34 // Novembre 2008

Éditorial par Sabrina Dourlens

La présidence française de l’Union européenne prend fin dans un mois. Peut-être restera-t-elle comme celle qui a impulsé l’idée d’un classement européen des universités. Rêvant d’en être la pionnière, la France a travaillé pendant un an pour faire avancer la réflexion. Mais, récemment, la donne a changé. La Commission européenne a décidé de prendre le projet en main en lançant un appel d’offres d’ici à la fin de l’année. Si Valérie Pécresse, ravie que son idée ait fait son chemin, s’en félicite, d’autres grincent des dents.

Autre polémique : pour pouvoir s’affirmer comme une véritable alternative au classement de Shanghai, celui de Bruxelles se veut moins « simpliste ». Or, à force de promettre des critères multiples, le risque est d’aboutir à une cartographie illisible des établissements européens. Le produit fini, qui devrait sortir en 2010, sera-t-il un « ranking » ou un « mapping » ? Nous y reviendrons dans les prochains numéros de l’ORS.

En attendant, nous nous penchons ce mois-ci sur un sujet bien français : les carrières des personnels. Celles des enseignants-chercheurs vont être profondément modifiées par l’évaluation, la modulation de services, l’augmentation des primes et des taux de promotions. Pour vous y retrouver, l’ORS met une véritable boîte à outils (1) à votre disposition. Un dossier complété par notre série sur la loi LRU, avec un mode d’emploi des comités de sélection et des conseils sur la mise en place d’un projet de service, outil de management à part entière.

Bonne lecture !

(1) Merci à Dominique Marchand, conseillère de Valérie Pécresse, et à Alain Halere, secrétaire général adjoint du Snptes-Unsa pour leur aide.




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