N°41 // Juin 2009
L’heure du bilan est-elle arrivée pour Valérie Pécresse ? Un remaniement ministériel paraît aujourd’hui imminent et la question de l’avenir au sein du gouvernement de la ministre, candidate aux élections régionales en Île-de-France, est posée. Pourtant, son entourage répète régulièrement qu’elle veut rester aux commandes. Pas de bilan mais de l’action, telle est sa stratégie. Depuis quelques semaines, depuis que le conflit dans les universités s’est assoupi, la ministre multiplie donc les annonces et les discours volontaristes.
Cette semaine, lors des Rencontres universités-entreprises organisées par l’AEF et l’ORS, elle a fixé le cap des mois à venir. Bien que la loi LRU soit toujours en rodage dans les établissements et que le CNRS ne soit pas encore en ordre de marche, elle a assuré qu’une deuxième phase de la réforme était déjà lancée : le rapprochement universités-grandes écoles au sein des pôles de recherche et d’enseignement supérieur. De 83 universités et 225 écoles, elle espère pouvoir passer à 15 pôles régionaux… d’ici à la fin de l’année. Un objectif politique clair qui va se frotter à la réalité du terrain dès la rentrée. Car de Grenoble à Marseille, en passant par Montpellier et surtout Saclay, la mise en commun des services n’est pas une mince affaire.
Les difficultés sont peut-être encore plus lourdes dans les « petites » et « moyennes » universités, auprès desquelles l’ORS a enquêté ce mois-ci. Quelles stratégies adopter quand on est voisin des vastes pôles en gestation ? C’est ce que nous sommes allés voir dans l’Est de la France. Comment attirer des étudiants quand ils préfèrent rejoindre les grandes métropoles ? L’université du Havre a peut-être trouvé certaines réponses. Peut-on développer une recherche de qualité dans l’orbite de Paris ? Le défi est posé à l’université de Picardie.
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2012
les universités face à leur budget
