N°44 // Octobre 2009

Éditorial par Théo Haberbusch

La boîte à outils des organismes de recherche et des universités est pleine : prime d’excellence scientifique, chaires « d’excellence », modulation de service, promotions… Et pour les universités autonomes il faut ajouter les créations de postes, rendues possibles par la maîtrise de la masse salariale. Mais la gestion des carrières des personnels – qu’ils soient chercheurs, enseignants-chercheurs, Biatoss ou ITA – ne s’improvise pas. Les organismes, pourtant plus autonomes en la matière, ne sont pas encore pleinement arrivés à maturité. On en veut pour preuve les remous provoqués par l’irruption de la prime d’excellence scientifique dans la palette des DRH. Cette prime, tout comme les chaires, peut introduire des déséquilibres dans les équipes, voire créer des rentes de situation.

Universités et organismes doivent donc trouver comment récompenser l’excellence sans détruire le travail collectif. Ils doivent veiller à ce que les nouveaux dispositifs ne bénéficient pas toujours aux mêmes. Les universités devront apprendre à arbitrer lors de la création de postes de Biatoss, par exemple entre le soutien à l’enseignement et le renforcement de l’administration de la recherche. Il leur faudra mettre en place des systèmes internes transparents et équitables, sans forcément s’en remettre au ministère, comme c’est le cas cette année pour l’attribution de la PES. Ainsi, les acteurs pourront faire des carrières des personnels un atout stratégique, et non une contrainte de gestion.

L’ORS reviendra bien vite sur ces sujets et vous propose ce mois-ci une plongée dans les stratégies des universités pour favoriser l’insertion professionnelle de leurs étudiants. Bonne lecture !




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