N°49 // Mars 2010

Éditorial par Caroline Franc

Le regroupement d’établissements d’enseignement supérieur, voire la fusion d’un certain nombre d’entre eux, est-il un préalable à l’émergence de campus d’excellence ? La question se pose à quelques semaines de la mise en œuvre du grand emprunt et au vu des études qui se succèdent sur le sujet. Qu’il s’agisse de Philippe Aghion, professeur à Harvard, de Bernard Larrouturou, chargé d’une mission sur l’immobilier universitaire parisien, ou de l’Igaenr, qui vient de rendre un rapport sur l’avenir des PRES, nombreux sont les acteurs qui militent pour la création d’universités confédérales sur le modèle envié et prisé des grandes universités américaines.

Pour ce faire, le statut de grand établissement semble remporter tous les suffrages, ce qui fait craindre aux syndicats ou aux plus sceptiques la disparition à terme des universités telles qu’elles existent aujourd’hui.

Ce courant « Big is beautiful » va-t-il perdurer et condamner les établissements les plus modestes ? Les futurs campus d’excellence français parviendront-ils à se faire une place dans les classements internationaux qui rythment désormais le calendrier universitaire ? Difficile de répondre à ces interrogations, mais une chose est sûre : c’est aujourd’hui et maintenant que les décisions se prennent et que les alliances se nouent, pour le meilleur et pour le pire…

Dans ce contexte très particulier de redéfinition du paysage universitaire et de quête d’excellence, l’ORS s’est penché sur le système d’enseignement supérieur outre-Atlantique. Souhaitant sortir des sentiers battus de l’Ivy League, qui rassemble les huit universités privées d’élite du pays, nous avons voulu explorer le quotidien des établissements américains et démonter au passage certaines idées fausses, pourtant rebattues chez nous.

Photo couverture : © Sabrina Dourlens/AEFC

 




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